Association de soutien aux parents d'enfants dyslexiques
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Avec ma femme nous sommes membre d'une association de soutien aux parents d'enfants dyslexiques. Je suis dyslexique moi-même, et j'ai deux fils qui rencontrent des difficultés liées à la dyslexie. Le premier souffre de troubles de l'attention (hyperactivité), compensé par un quotient intellectuel plus élevé. Le plus jeune présente plusieurs types de dyslexie et un trouble de l'hypersensibilité.
Ce week-end, comme le veut l'usage en début d'année, c'est tenu notre "Café Dys", permettant aux parents membres de l'association de se retrouver, de partager leurs expériences, leur quotidien, et des astuces pour aider nos enfants.
Bien sûr, c'est aussi l'occasion de savourer un bon café et quelques viennoiseries ensemble.
Ce moment est toujours agréable et souvent émouvant, tant les témoignages des participants sont touchants. La souffrance de nos enfants dyslexiques et nos défis en tant que parents sont des sujets que nous connaissons que trop bien.
Des troubles différents, mais des problèmes communs.
Nous l'observons tous les jours : La pénurie de professionnels de la santé, tels que les orthophonistes, complique la prise en charge. Le bien-être de nos enfants à l'école dépend largement de la compréhension de leurs enseignants. Malheureusement, il y a un manque flagrant de sensibilisation et de formation au sein de l'enseignement. Certains professeurs refusent de reconnaître que les difficultés sont réels, montrant parfois des éléments de validisme. Les aménagements scolaires ne sont pas toujours respectés, obligeant les parents à rester vigilants et à plaider continuelement en faveur des besoins spécifiques de leurs enfants.
Nous savons que beaucoup d'enseignant sont volotaire sur les question d'inclusivité à l'école mais nous le constatons chaque année, les parents qui obtiennent de meilleurs résultats font constamment pression en maintenant le dialogue avec les équipes éducative tout au long de l'année.
Cela est épuisant et cela met les enfants sous pression. Les parents qui renoncent ou allègent cette pression pour se ressourcer connaissent généralement une détérioration rapide des conditions d'apprentissage de leurs enfants.
Le "Train des Devoirs", l'entendez-vous arriver ? Tchou-tchou !
Je discutais avec un père nouvellement arrivé dans notre association. Celui-ci était trés préoccupé par les devoirs que son fils doit accomplir à la maison. Au sein de notre association, nous sommes bien conscients de la quantité écrasante de devoirs imposés aux enfants.
Les enfants qui ont déjà du mal à suivre en classe sont en souffrance. le soir ils ont le plus souvent du mal à se concentrer sur leurs devoirs après l'école. Avant même de s'attaquer aux devoirs du jour, ils doivent le plus souvent rattraper les leçons de la journée. Ma femme et moi appelons cela le "Train des Devoirs" - une accumulation incessante de devoirs tout au long de la semaine. Ces tâches doivent être accomplies, sinon l'enfant risque des sanctions de la part des enseignants qui estiment que l'enfant est paresseux, même lorsque le plan individualisé suggère de réduire la charge de travail.
Malheureusement, je n'avais pas beaucoup d'astuces à lui conseiller à hormis de:
- choisir de ne faire que la moitié des devoirs pour réduire la charge,
- d'informer les enseignants de la décision de réduire la charge de devoirs,
- d'essayer de sensibiliser les enseignants à la dyslexie,
- et, surtout, d'essayer de réduire la pression de l'école sur son enfant.
Souvent, les parents d'enfants dyslexiques sont tellement impliqués qu'ils ajoutent involontairement une pression supplémentaire sur leurs enfants en faisant l'école après l'école le soir et le weekend.
Sensibilisation à la dyslexie.
Notre association organise également des journées de sensibilisation à la dyslexie au collège. Lors de ces journées, nous constatons que certains enseignants prennent conscience des défis auxquels sont confrontés les étudiants dyslexiques, tandis que d'autres semblent hésiter à comprendre. Les enseignants ne dispose pas (ou très peu) d'outils pédagogiques nécessaires pour adapter leurs cours de manière inclusive. Certains découvrent même qu'il existe des techniques pour éviter de stigmatiser un élève, en proposant par exemple, le même support de cours à toute la classe.
L'union fait la force.
Savoir que nous ne sommes pas seuls à vivre des difficultés est une force. En parler avec des personnes que vous savez vivre la même chose est un vrai soulagement. Toutes les discussion avec les membres sont d'un réél soutient. C'est cela la force de cette association. Même si nous savons que l'école a encore un long chemin à parcourir pour devenir plus inclusive, tous les parents sortent de ce "café" rechargé, plus déterminés et combatifs. Ce boost de début d'année est un atout car cette année encore les membres devront encore puiser dans leurs réserves d'énergie.
Merci d'avoir lu jusqu'ici.
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